Le célèbre Ruban Rose, symbole mondial d’Octobre Rose, mois dédié à la lutte contre le cancer du sein, fête ses 20 ans. Le combat de la grande campagne nationale continue, afin de sensibiliser les femmes au dépistage des cancers féminins, et surtout au cancer du sein.

Montrer ses seins peut sauver des vies … Anticiper, prévenir, sensibiliser. Voilà les mots d’ordre de l’association « Le cancer du sein, parlons-en ! »  qui fêtera ses 20 ans cette année dans le monde entier.

1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein, en 2011 ont été recensés 53 000 nouveaux cas en France. Ce cancer est le plus fréquent chez la femme d’où l’importance d’informer, de sensibiliser car un dépistage précoce sauve des vies.

La campagne invite les femmes âgées de plus de 50 ans à faire cet examen, entièrement remboursé par la Sécurité sociale, tous les deux ans. Le programme de dépistage organisé n’a pourtant touché que 53 % de la population cible en 2011 et ce taux est en légère baisse depuis 2010.

Qu’en est-il des femmes plus jeunes ?

Deux cancers du sein sur 3 se déclarent après la ménopause, mais il se déclare de plus en plus jeune aussi depuis quelques années : 7 % des femmes touchées ont moins de 40 ans, alors que ce chiffre était de 5,6 % en 2002 (Société française de sénologie et de pathologie mammaire, octobre 2010).

Les femmes dites à risque (cancer du sein ou des ovaires dans la famille) sont dépistées tous les 1 à 2 ans dès 40 ans. Reste qu’il y a un risque de surdiagnostic. Mais, ce surdiagnostic concerne essentiellement les cancers dits « in situ», c’est-à-dire des lésions cancéreuses limitées au tissu, donc non invasives. Ces cancers non invasifs représentaient environ 13 % de l’ensemble des cancers du sein diagnostiqués par le programme national (période 2005-2007), et un tiers de ces cancers in situ auraient pu ne pas évoluer, et ne pas nécessiter de s’en inquiéter, donc se passer de chirurgie et de traitements lourds. Le dépistage systématique chez les femmes de 40 à 45 ans les  exposerait à un cancer radio-induit par les rayonnements répétés et plus importants sur des seins plus denses. Le meilleur dépistage  reste l’auto-palpation et un RDV chez son gynécologue à la première alerte (boule, changement d’apparence du sein, écoulement au niveau du mamelon, ..).

Quels sont les facteurs risque ?

Il faut savoir que seuls 5 à 10 % des cancers sont attribués à un facteur génétique ou héréditaire. D’autres facteurs risque sont mis en avant tels que l’alimentation (acide gras trans, produits raffinés et industriels, alcool, obésité), première grossesse tardive, absence d’allaitement, tabagisme, manque d’exercice physique. Une proportion importante des cancers du sein sporadiques (non héréditaires) est induite par des traitements hormonaux chez les femmes présentant une prédisposition à ce type de cancer… et puis il y a les facteurs environnementaux (au sens large)  mal compris : pollution, wifi et électromagnétisme, portables, mais aussi les chocs psychologiques (décès, séparations, maladie d’un conjoint ou d’un enfant, sentiment d’insécurité affective ou matérielle prolongée…)

Vous voulez aider ?

En 2003, l’association “Le Cancer du Sein, Parlons-en !” a créé les ”Prix Ruban Rose” afin de soutenir les efforts de la recherche, clinique ou biologique. En France de 2004 à 2010, 1 125 000 euros ont été reversés par l’association à la recherche, permettant de nombreux progrès en matière de dépistage, chirurgie réparatrice ou encore d’amélioration de qualité de vie pour les femmes atteinte du cancer.

Vous pouvez  aussi faire un don à la fondation de l’institut Curie

Octobre rose

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